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Saturday June 1st, 2024
Saturday June 1st, 2024
8:00 PM
-
12:30 AM ADT
Starts: 8:00 PM ADT
Ends: 12:30 AM ADT
The Marquee Ballroom
2037 Gottingen St, Halifax
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Description
June 1st 2024
Marquee Ballroom
P’tit Belliveau, c’est le projet temps plein de l’expérimentaliste pop et prime alien acadien Jonah Guimond, qui est déjà fort de deux albums célébrés, Greatest Hits Vol.1 et Un homme et son piano, desquels sont issus des hymnes générationnels tels que « Income Tax », « Les bateaux dans la baie », « J’aimerais d’avoir un John Deere » et « Demain ». C’est déjà pas pire, pis un troisième, homonyme, paraît le 26 avril 2024, mais y en a encore beaucoup plus d’où est-ce que ça vient.
TL;DR : À l’issue de ses 3 premiers EPs, on le trouve sympathique. À la sortie de son album
Greatest Hits Vol.1 en 2020, on perçoit le potentiel (sacré Révélation de l’année au GAMIQ
et lauréat du Félix dans la catégorie Réalisation de disque de l’année au Gala de l’ADISQ).
Finalement, au deuxième album Un homme et son piano, on saisit l’ampleur du phénomène
(4 Club Soda affichant complet). Avec le troisième, on s’enligne sur l’oracle du « [...] gros poster [au] Centre Bell sold-out [...] ».
Si on remonte à loin : c’est à 11 ans que Jonah Richard Guimond (*Belliveau, c’est le nom de son grand-père maternel - pas besoin de lui poser la question, vous avez désormais la réponse) dégote une vieille guitare Yamaha acoustique dans le garde-robe de ses parents, pis c’est à peu près en même temps qu’il a fait l’acquisition d’une collection d’albums de Jimi Hendrix dans un « basket de CDs à cinq piasses au Radio Shack » de Baie-Sainte-Marie, communauté francophone insulaire de Nouvelle-Écosse d’où il est originaire. Suite à quoi il s’est ingénument appliqué à reprendre les pièces virtuosement électriques d'Hendrix sur sa guitare acoustique, premier jet d’une approche candidement déphasée qui marque sa démarche encore à ce jour.
Puis, c’est l’abondance : il s’entiche de la « source infinie de random stuff » qu’est Internet et plonge dans des catalogues variés allant de Hiroshi Sato à Flying Lotus, se consacrant d’abord à la création de pistes hip-hop sous la tutelle d’Arthur Comeau de Radio Radio, importante figure musicale du comté de Clare.
Demeurant féru de beats mais s’ennuyant de « son vieux guitare », Jonah se renouvelle en tant que P’tit Belliveau, dévoilant en 2017 et 2018 trois EPs de country / bluegrass aux arrangements électro lo-fi et aux textes en acadjonne - un premier allant qui le portera jusqu’en troisième position de la finale du concours-vitrine des Francouvertes (ainsi qu’à sa première présence au Club Soda) en 2019. Il attire l’attention du label Bonsound, et, en compagnie d’Emmanuel Éthier à la co-réalisation, commence à façonner son premier album dans des studios montréalais. Désormais en mode hi-fi, il développe des tubes tels « Income Tax » et « Les bateaux dans la baie » sur lesquels il assure la production de beats ainsi que l’interprétation de tous les instruments : paru début 2020 sous Bonsound, Greatest Hits Vol. 1 vaudra à son créateur le Lucien de la Révélation de l’année au GAMIQ ainsi que le Félix de la Réalisation de disque de l’année au Gala de l’ADISQ.
Assidu parce que c’est ben la meilleure façon de continuer à prendre du galon, il offre en 2021 …chante Baptiste, un EP de reprises en hommage à Baptiste Comeau, culte chansonnier de sa région, dont l’approche DIY lui a été un phare. Désirant retrouver cet allant débrouillard, il décide d’entreprendre la suite autant que possible par ses propres moyens et par chez lui, s’appliquant dans son studio maison à élaborer des pièces sensibles, amusées, éclatées et / ou émouvantes, appuyé par quelques collaborateurs de son entourage immédiat et augmenté par les suggestions de ses fans qui l’accompagnent dans son processus créatif via Twitch : en résulte Un homme et son piano, paru sous Bonsound en 2022, qui lui permettra de tourner sold-out à la grandeur des Maritimes et du Québec, se rendant même dans l’Ouest canadien pour une série de dates.
Souhaitant s’éloigner définitivement des rouages usés de l’industrie pour procéder en mode gobelin, il redevient 100% indépendant au printemps 2023, avec en mire de répondre aux seuls vrais impératifs du marché : ses envies et son public. Jonah entame ce nouveau chapitre en dévoilant l’extrait « Ej m’en fus » couplé d’une reprise de « La 20 » de la légende acadienne Edith Butler, jetant la base de ce qui s’en vient : P’tit Belliveau, un troisième album encore plus éclectique qu’auparavant, qui est homonyme parce que
1. ça synthétise naturellement l'essence du projet (i.e. c'est du P'tit Belliveau)
2. tout en s'ouvrant encore davantage aux nouvelles idées et en laissant transparaître qu’il a encore beaucoup à explorer (i.e. c'est du P'tit Belliveau).
Alors qu’il s’affairait auparavant à filtrer ses idées baroques à travers une lentille pop plus accessible, sur P’tit Belliveau il se fait confiance et se laisse aller aux juxtapositions surprenantes qui lui viennent, témoignant de son intérêt pour une vaste gammes de genres musicaux tout en se posant le moins de questions possible parce qu’il est surtout là pour avoir du fun - et le résultat est possiblement encore plus catchy. On y retrouve pour la première fois des éléments rock, punk et metal qui font la gloire de son show live, ainsi que des incursions dungeon synth et hyperpop et des chansons country-folk plus traditionnelles - allant des pièces les moins accessibles qu’il a écrites à date à d’autres qui le sont plus que tout ce qu’il a fait auparavant, des plus honnêtes et crues aux plus affablement ding dong (on y retrouve très notamment un épique triptyque consacré à la vie secrète et fantastique des grenouilles). Un produit 100% Nouvelle-Écosse sur lequel il joue de tous les instruments sauf un peu de steel guitar assurée par son ami Daniel, s’en remettant à des services extérieurs seulement pour le mixage et le matriçage ainsi que pour un premier featuring dans son catalogue, accueillant son ami le rappeur FouKi sur la pièce « Comfy ».
C’est donc sans trop de superlatifs que P’tit Belliveau traverse une vie de nouvelles ères comme une série d’aventures à travers lesquelles il gagne du XP qu’il transpose en chansons pour le grand bien commun - un humble prophète du mode gobelin qui cherche simplement à feeler bonne et à feeler great en créant pour les autres : pour que le monde ait une p’tite miette plus d’amour
19+ | 8PM Doors
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