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Opera Le Désert mauve

Starts

Mar 23rd, 2023 @ 7:30 PM MDT

Starts

Thursday Mar 23rd, 2023 @ 7:30 PM MDT

Ends

Mar 24th, 2023 @ 8:30 PM MDT

Ends

Friday Mar 24th, 2023 @ 8:30 PM MDT

cSPACE King Edward

1721 29 Ave SW, Calgary

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Description

a new experimental opera by composer Symon Henry

based on the novel Le Désert mauve by Nicole Brossard

march 23 + 24 2023 cSPACE Theatre (cSPACE King Edward, 1st Floor).

Doors 7PM Show 7:30 both nights

Artist Q and A after show on March 24th

 

“The desert is indescribable. Reality rushes into it, rapid light. The gaze melts. Yet this morning. Very young, I was already crying over humanity. With every new year I could see it dissolving in hope and in violence. (..) Then would come the pink, the rust and the grey among the stones, the mauve and the light of dawn.”
—Nicole Brossard, “Mauve Desert” (1987)

Mélanie, a teenager on a quest for the absolute, criss-crosses the Arizona desert to exorcise fear and reality, hoping to escape the sluggish daily life of her mother’s motel near Tucson. Her meeting with the excessive Angela Parkins will multiply the acts of revolt and pure joy. In the intervals of the narration, there is the threatening presence of “the long man” as the history of the world and science. Such is the story discovered by the translator Maude Laure, a story that captivates her and that she decides to translate after being imbued with the characters, having imagined their dialogues and remakes the landscapes of the disturbing beauty of the desert. As the novel unfolds, the reader first discovers Laure Angstelle’s “Mauve Desert,” followed byMaude Laures’s reflections on its translation, and finally her translation of the story, entitled “Mauve Horizon.”

Following in Maude Laure’s footsteps, Mauve Desert – Mauve The Horizon conveys to the audience a translation of this novel—iconic to the Lesbian and Queer community, and also a landmark in Québécois literature—into my visual soundworld. In this version of “Mauve Desert,” I composed the foundations of an opera project to come by bringing into resonance the poetic imaginations of Nicole Brossard, of the fictional author of the first story—Laure Angstelle—, of the translator Maude Laures and my own sound and visual world, which is at once lyrical, intimate and noisy. I am therefore seeking, in turn, to immerse myself in the characters and to imagine the iridescent harmonic textures of my sound environment, with complex colours, constantly modulating between consonance and rich roughness like the colours of the desert, always similar, always different in the infinite complexity of details.

« Le désert est indescriptible. La réalité s’y engouffre, lumière rapide. Le regard fond. Pourtant ce matin. Très jeune, je pleurais déjà sur l’humanité. À chaque nouvel an, je la voyais se dissoudre dans ll’espoir et la violence. (…)je filais la lumière dans ses mauves et petites lignes  qui comme des veines dessinaient un grand arbre de vie dans mon regard. »
― Nicole Brossard, Le Désert Mauve (1987)

Mélanie, une adolescente en quête d’absolu, sillonne le désert de l’Arizona pour exorciser la peur et la réalité, espérant échapper au quotidien lent du motel que dirige sa mère, près de Tucson. Sa rencontre avec l’excessive Angela Parkins multipliera les actes de révolte et de pure joie. Dans les intervalles de la narration, se dresse la présence menaçante de « l’homme long » comme l’histoire du monde et de la science. Tel est le récit que découvre la traductrice Maude Laures, récit qui l’envoûte et qu’elle décide de traduire après s’être imprégnée des personnages, avoir imaginé leurs dialogues et refait les paysages de l’inquiétante beauté du désert.

Suivant les traces de Maude Laures, c’est à une traduction vers le sonore — par l’entremise des partitions musicales graphiques que je crée — que j’aspire à convier les spectateur×rices de ce projet. Dans Désert mauve — un livre à traduire, j’ai composé les bases d’un projet d’opéra en faisant entrer en résonance l’imaginaire poétique de Nicole Brossard, celui de l’auteure fictive du premier récit — Laure Angstelle —, celui de la traductrice Maude Laures et mon propre univers sonore. J’ai donc cherché, à mon tour, à m’imprégner des personnages et à imaginer les textures harmoniques irisées de leur environnement sonore, aux couleurs complexes, modulant constamment entre consonance et riche rugosité à l’image des couleurs du désert, toujours semblables, toujours différentes dans l’infinie complexité des détails.

Ce qui est présenté ici est le résultat de dix jours de résidence de recherche et création à la Charpente de Québec où nous avons testé certains éléments de la partition dans leurs mises en voix, en espaces sonores et temporels. Là où mes partitions graphiques sont habituellement fixées sur support vidéo linéaire, elles sont ici pour la première fois remixées numériquement par l’entremise d’une lutherie électronique développée par Alexandre Burton (studio Artificiel) spécifiquement pour cette résidence. C’est donc avec bonheur que nous vous invitons dans notre atelier afin d’assister à la présentation d’un objet scénique en développement : nous avons une grande hâte de recueillir vos impressions afin de guider la suite du travail !

Symon Henry

An encounter between visual arts, poetry and music presides over the approach of Egypto-québécois composer and sound artist Symon Henry. Leaving aside the conventional writing of notes attached to a staff, the Montrealer’s music is rather read and interpreted from a set of drawings forming what is known as graphic scores. Inhabited by the worlds of composers Cornelius Cardew, Jennifer Walshe and Cecil Taylor, by the sound world of Egyptian diva Oum Kalthoum, then by Cy Twombly’s flowing lines and drawn colours, Henry positions themself in a filiation of the score as a space of precision and freedom, as well as of ambiguity and mixing between canonical genres and influences.

Their works reflect an ever-renewed quest for the de-hierarchization of the composer’s authority in favour of working closely with the performers. Indeed, their scores require great precision from the musicians, but also an extended set of playing techniques (including breath control for wind instruments or exploration of friction for strings, for example) aimed at taking into account the performance personally and intimately. The basics of understanding the scores remain simple and intuitive: the horizontal axis indicates duration and the vertical axis indicates the pitch of a sound, while a dark line calls for a louder sound, a thinner and blurred line, a softer sound. It is therefore to a look in the form of listening, at once curious, generous and intuitive, that the composer invites us.

Une rencontre désirante entre les arts visuels, la musique de concert et la poésie préside à la démarche de l’égypto-québécois·e Symon Henry. Délaissant l’écriture conventionnelle formée de notes accrochées à une portée, sa musique se lit et s’interprète plutôt depuis un ensemble de dessins formant des tableaux sonores. Habité·e des mondes des compositeur·rices Cornelius Cardew, Jennifer Walshe et Cecil Taylor, de l’univers sonore de la diva égyptienne Oum Kalthoum, puis des traits coulants et des couleurs tracées de Cy Twombly, Henry se positionne dans une filiation de la partition comme espace de précision et de liberté, d’ambiguïté et de métissage entre les genres canoniques et les influences. En résultent des propositions lyriques, bruitistes et intimistes mues par une envie de revalorisation de la complexité des interactions entre ses identités — queer, migratoire, amoureuse du bruit du monde.

Ses œuvres témoignent d’une quête sans cesse renouvelée pour la déhiérarchisation de l’autorité de la·du créateur·rice au profit d’un travail de proximité avec les interprètes. En effet, ses partitions demandent une grande précision de la part des musicien·nes, mais appellent également à des techniques de jeu dites non traditionnelles (maîtrise du souffle pour les instruments à vent ou exploration du frottement pour les cordes, par exemple) visant une prise en compte personnelle de l’interprétation. Leurs bases de compréhension demeurent cependant simples  : l’axe horizontal indique la durée et l’axe vertical indique la hauteur d’un son, alors qu’un trait foncé appelle un son plus fort, un trait ténu et estompé, un bruit plus doux. C’est donc à un regard en forme d’écoute, à la fois curieux, généreux et intuitif, que nous invite l’artiste.

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